Le Bénin en marche vers une urbanité résiliente. La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), fidèle vecteur de dynamiques régionales, a organisé une mobilisation exemplaire auprès du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) : une manne de 8 millions de dollars américains, équivalant à près de 4,6 milliards de francs CFA. Cette enveloppe substantielle irriguera le Projet de Verdissement du Grand Nokoué (PVGN), ambitionnant de métamorphoser l'écosystème urbain d'un bassin vital englobant Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Sèmè-Kpodji et Porto-Novo.
Au cœur de cette initiative, l'implantation d'infrastructures vertes et bleues; parcs arborés, corridors humides restaurés, réseaux de rétention des eaux pluviales s'articulera à des paradigmes de mobilité décarbonée, tels que pistes cyclables sécurisées et transports collectifs électriques. Loin de se limiter à une greffe cosmétique, le PVGN ambitionne une refondation holistique : renforcer les boucliers naturels contre l'élévation du niveau marin, les inondations récurrentes et les îlots de chaleur qui asphyxient les métropoles côtières.
Les cinq communes bénéficiaires, laboratories d'une adaptation collective, verront leurs administrations outillées pour anticiper les chocs climatiques, via des formations pointues et des outils de modélisation prospective. Ce financement, pierre angulaire d'une stratégie nationale plus large, illustre la synergie entre institutions multilatérales et États engagés.
Au Bénin, où la lagune de Nokoué pulse au rythme des défis anthropiques, cette infusion capitalistiquera une transition écologique inclusive, préservant à la fois la biodiversité et le tissu socio-économique.
Reste à veiller à une gouvernance exemplaire pour que ces ressources se muent en legs durable.
David DOLTAIRE
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