Le Bénin a gagné le dimanche 11 janvier 2026, le pari, en conjuguant pour la première fois élections législatives et communales. Ces scrutins ont porté à la fois l'élection de 109 députés et celle de 1815 Conseillers communaux, marquant un jalon dans la vitalité démocratique du pays. 

La loi N° 2024-13 du 15 mars 2024, modifiant le Code électoral, encadre avec précision cette répartition, telle que stipulée à l'article 146. Pour accéder aux sièges, les listes électorales doivent franchir un seuil minimal de 20% des suffrages valablement exprimés par circonscription législative. 

Une dérogation avantageuse bénéficie toutefois aux coalitions préalablement déclarées : un seuil national de 10% suffit à les légitimer. L'Assemblée nationale, forte de 109 sièges, procède en deux temps. 

Initialement, 85 mandats sont attribués au sein des 24 circonscriptions, dont le nombre varie selon la densité démographique : deux ou trois pour des entités comme Djougou ou le trio Bassila-Copargo-Ouaké, jusqu'à sept pour la sixième circonscription englobant Abomey-Calavi, Sô-Ava et Zè. Le mécanisme repose sur le quotient électoral, calculé en divisant les suffrages valides par le nombre de sièges en jeu. 

Chaque liste obtient alors un nombre initial de mandats proportionnel à ses voix rapportées à ce quotient. Les sièges résiduels s'échangent via la méthode de la plus forte moyenne, garantissant une proportionnalité accrue et une équité raffinée. 

Enfin, une seconde vague consacre les sièges réservés aux femmes un par circonscription, octroyés à la liste féminine la mieux pourvue en suffrages, conformément à l'article 146. 

Précieux AGUETON
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