La justice sud-africaine a donné son feu vert à Makaziwe MANDELA, fille aînée de l’ancien Président Nelson MANDELA, pour la vente de plusieurs objets ayant appartenu à son père. Cette décision met fin à un long bras de fer juridique avec les autorités chargées de la protection du patrimoine national. 

La Cour suprême d’appel a estimé que les biens concernés ne pouvaient pas être automatiquement considérés comme faisant partie du patrimoine national protégé. Les Juges ont jugé excessive l’interprétation de la loi avancée par l’agence du patrimoine, laquelle cherchait à empêcher la vente et l’exportation de ces effets personnels. 

Au total, près de 70 objets sont concernés. Parmi eux figurent une clé de la cellule de Robben Island, des lunettes de soleil, des vêtements portés par Nelson MANDELA, une copie signée de la Constitution sud-africaine de 1996, ainsi que divers documents, cadeaux officiels et effets utilisés durant sa détention. Ces pièces, chargées d’une forte valeur symbolique, devaient être proposées aux enchères à l’étranger. 

Makaziwe MANDELA a expliqué que les fonds issus de cette vente pourraient servir à financer un projet mémoriel à Qunu, le village natal de Nelson MANDELA où il repose. Ce projet viserait à préserver la mémoire et l’héritage du leader historique de la lutte contre l’apartheid. 

Cette décision judiciaire relance toutefois le débat en Afrique du Sud sur la frontière entre héritage familial et patrimoine national, et sur la manière de préserver la mémoire des grandes figures historiques tout en respectant les droits de leurs descendants. 

E. O.
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