Le phénomène de la prostitution à Cotonou prend une nouvelle dimension avec les confidences d'une jeune Nigériane de 22 ans, identifiée par les initiales J.K. Installée dans la périphérie de Godomey, cette jeune femme a levé le voile sur une réalité économique saisissante, affirmant générer des revenus mensuels excédant largement ceux d'un fonctionnaire béninois moyen.
Avec une assurance déconcertante, J.K. a déclaré percevoir environ 1 500 000 francs CFA par mois. Elle attribue ce succès à ce qu'elle qualifie de "beauté sans faille" et à ses "talents" reconnus par une clientèle fidèle. Chaque prestation lui rapporterait un minimum de 5 000 francs CFA, garantissant un flux financier constant et conséquent depuis son arrivée au Bénin en 2020.
Ces révélations mettent en lumière un contraste frappant avec la situation économique de nombreux agents publics béninois. J.K., une étrangère, souligne avec une pointe de défi sa capacité à "mieux gérer" ses finances, un constat qui interpelle sur les disparités de revenus et les opportunités, ou leur absence, dans le marché du travail local.
Opérant au sein d'un réseau informel, elle bénéficie de la forte demande et de l'anonymat relatif qu'offre Godomey, une zone prisée. J.K. ne manifeste aucune intention de changer de voie, considérant son activité comme plus lucrative et satisfaisante que toute autre profession "légitime".
Roger DEDOME
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