À Dassa-Zoumé et dans ses périphéries, une pénurie alarmante de l’essence frelatée, communément appelée « kpayo », propulse son prix à des niveaux exorbitants. Tandis qu’à Cotonou, le litre de ce carburant illicite se négocie encore autour de 600 FCFA, dans les localités rurales du département des Collines, ce produit vital grimpe entre 700 et 1 000 FCFA, selon les axes géographiques et les fluctuations de l’offre.

À Dassa-Zoumé, épicentre de cette crise, les motocyclistes, conducteurs de taxis-motos et petits commerçants, dont les activités dépendent fortement de ce combustible à moindre coût, font face à des files d’attente interminables, à la raréfaction des points de vente et à un marché noir de plus en plus asséché. Cette situation entraîne une hausse du coût du transport et pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des populations locales.

« Hier encore, on en trouvait à 750 FCFA près du marché central de Dassa-Zoumé ; aujourd’hui, il faut débourser jusqu’à 1 000 FCFA pour un litre », déplore Alexis KOUTOULE, transporteur chevronné, qui redoute une paralysie progressive des activités de transport si la situation perdure.

Selon plusieurs revendeurs, cette flambée des prix serait liée au renforcement des contrôles sur les axes routiers, à la baisse des approvisionnements en provenance des zones frontalières et à la forte demande observée ces dernières semaines. Face à cette crise, les usagers appellent les autorités locales à des mesures urgentes afin de soulager les populations et de garantir la continuité des activités socio-économiques dans la région.

Roger DEDOME
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