Les djihadistes de l'État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont organisé ce lundi 2 février 2026, une offensive d'une violence inouïe contre le camp de la Garde nationale à Ayorou. Trois soldats nigériens, ces vaillants sentinelles de la souveraineté nationale, ont succombé dans des heurts d'une brutalité sidérante, leurs sacrifices vains face à l'ardeur des assaillants.

Ces derniers, surgis des dunes impénétrables, ont exploité le tumulte pour s'adjuger trois véhicules blindés, lestés de mitrailleuses lourdes, gonflant ainsi leur sinistre panoplie belliqueuse. Ce raid, énième avatar de l'insurrection sahélienne, ravive les plaies d'une région de Tillabéri martyre, où le Sahel, creuset de chaos, défie les efforts de stabilisation. Les EIGS, ces hydres protéiformes, prospèrent dans les interstices d'un vide sécuritaire, semant la désolation et érodant la confiance des populations, otages d'une guerre sans merci.

Parallèlement, le Général Abdourahamane TIANI, se trouve plongé dans une tourmente politique effroyable. Acculé par l'échec de ses contre-offensives et les remous internes, il lui incombe de tempérer son emportement : ses invectives récurrentes contre le Bénin, taxé de connivence, doivent cesser. Ce dernier, imperméable à ces démêlés, s'attache exclusivement au développement de ses populations, priorisant infrastructures et prospérité sans se soucier des vicissitudes nigériennes.

TIANI, contraint de diluer son intransigeance, risque l'implosion d'un régime déjà chancelant.

Roger DEDOME
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