Une affaire de détournement de vivres destinés à une cantine scolaire est actuellement examinée par la justice à Abomey-Calavi. Les faits portent sur le vol de denrées alimentaires stockées dans un établissement scolaire et prévues pour assurer les repas des élèves bénéficiaires du programme de cantine.
Les investigations ont révélé que les vivres auraient été soustraits durant une période de congés scolaires, profitant de l’absence de surveillance renforcée. Les produits concernés incluent notamment des céréales et d’autres aliments essentiels à l’alimentation des enfants.
Présenté devant le tribunal, le prévenu a tenté de justifier l’origine des vivres, mais ses explications n’ont pas suffi à dissiper les soupçons. Face aux zones d’ombre persistantes, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire afin de poursuivre les investigations et d’entendre d’éventuels témoins.
Cette affaire suscite une vive émotion au sein de la communauté éducative et parmi les parents d’élèves, pour qui les cantines scolaires représentent un soutien crucial à la scolarisation. Le détournement de ces ressources est perçu comme une atteinte grave à un programme social destiné aux enfants les plus vulnérables.
Au-delà de la décision judiciaire attendue, ce dossier relance le débat sur la sécurisation des vivres scolaires et la nécessité de mécanismes de contrôle plus stricts pour prévenir de tels actes à l’avenir.
E. O.
#MediapartBénin, l'information en temps réel

