Un chauffeur exerçant dans le transport en commun a été reconnu coupable d’abus de confiance par le tribunal de Porto-Novo. L’homme avait signé un contrat avec le propriétaire d’un véhicule, contrat qui prévoyait qu’il devienne propriétaire de la voiture après douze mois d’exploitation, à condition de respecter des versements hebdomadaires réguliers.

Au fil des mois, le chauffeur a cessé de s’acquitter correctement de ses obligations financières. Malgré plusieurs rappels, les paiements attendus n’ont jamais été honorés. Pire encore, en décembre 2025, il a pris l’initiative de vendre le véhicule à un tiers, sans l’accord du propriétaire légitime. Après cette vente illégale, il a tenté de disparaître pour échapper à toute poursuite judiciaire.

Son stratagème n’a toutefois pas duré longtemps. Rapidement interpellé par les forces de l’ordre, il a été traduit devant la justice. À la barre, les faits ont été clairement établis et la défense n’a pas pu contester la violation flagrante de la confiance placée en lui.

Le tribunal l’a reconnu coupable et l’a condamné à une peine de 24 mois de prison, dont six mois ferme. En plus de cette peine privative de liberté, il devra verser la somme de 800 000 francs CFA à son ancien employeur à titre de dédommagement.

Cette décision rappelle que les contrats de travail et les accords de confiance doivent être respectés. Elle envoie également un signal fort aux acteurs du transport et à tous ceux à qui des biens sont confiés dans le cadre professionnel.

E. O.
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