À peine installés, les députés de la 10e législature de l’Assemblée nationale du Bénin sont confrontés à une exigence légale majeure : choisir entre leur mandat parlementaire et certaines fonctions jugées incompatibles. Cette obligation, prévue par les lois en vigueur, vise à préserver l’intégrité et la disponibilité des élus.

Le principe est clair : un député ne peut cumuler son mandat avec certaines fonctions administratives, exécutives ou professionnelles. L’objectif est d’éviter les conflits d’intérêts et de garantir que les parlementaires se consacrent pleinement à leur mission législative. Les élus concernés disposent d’un délai précis pour se conformer à cette exigence.

Parmi les fonctions incompatibles figurent notamment des postes de direction au sein de sociétés publiques, certaines responsabilités administratives, ou encore des fonctions exécutives locales. Les députés occupant de tels postes doivent donc faire un choix clair : démissionner de leur fonction antérieure ou renoncer à leur siège à l’Assemblée nationale.

Cette situation place certains élus devant des décisions difficiles, surtout lorsque les fonctions concernées représentent des carrières construites sur plusieurs années. Toutefois, plusieurs députés ont déjà pris les devants en se retirant de leurs postes incompatibles afin de rester en conformité avec la loi.

Le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions, allant jusqu’à la perte du mandat parlementaire. Cette rigueur témoigne de la volonté des autorités de renforcer la crédibilité des institutions et de promouvoir une gouvernance plus transparente.

Pour de nombreux observateurs, cette mesure constitue un pas important vers la consolidation de l’État de droit. Elle rappelle que le mandat de député n’est pas seulement un titre honorifique, mais une responsabilité exigeante qui impose des choix clairs et parfois coûteux sur le plan personnel.

E. O.
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