Un mois après l'apothéose conquise par les Lions de la Teranga au Maroc, où ils ont réaffirmé leur suprématie en décrochant un second titre continental consécutif, une ombre plane sur la liesse populaire. Le 20 janvier 2026 dernier, en pleine effervescence patriotique, le Président Bassirou Diomaye FAYE avait solennellement proclamé l'attribution de gratifications exceptionnelles aux héros de cette épopée footballistique, englobant l'ensemble du staff technique et de la délégation officielle. Ces engagements, symboles d'une reconnaissance nationale, devaient sceller l'alliance entre la gloire sportive et la générosité étatique.
Pourtant, ce vendredi 20 février 2026, le quotidien Les Échos met en lumière un désenchantement croissant : aucun émolument n'a encore été déboursé. Les bénéficiaires, plongés dans une incertitude prolongée, demeurent muets en public, mais des murmures d'impatience s'élèvent en coulisses. Cette inertie administrative, qui contraste avec l'empressement initial du Chef de l'État, interroge la célérité des mécanismes financiers publics.
À titre de rappel, les joueurs, véritables artisans du triomphe, se voient promettre 75 millions de francs CFA chacun, complétés par un terrain constructible de 1.500 m² sur la Petite Côte, cette enclave balnéaire prisée. Les entraîneurs et collaborateurs techniques de la Fédération sénégalaise de football (FSF) espèrent quant à eux 50 millions, tandis que les autres membres de la suite nationale attendent 20 millions. Ces montants substantiels, destinés à perpétuer l'héritage des conquérants, tardent à se matérialiser.
Face à cette léthargie, Les Échos exhorte le Président FAYE à presser son Ministre des Finances, Cheikh DIBA, de transformer cette parole d'honneur en réalité tangible.
Outres enjeux pécuniaires, c'est la crédibilité d'un pacte entre le pouvoir et ses champions qui est en jeu. Dans un Sénégal fervent de football, l'attente se mue en test pour la gouvernance : saura-t-on honorer les victoires collectives avec la même ardeur que celle qui les a forgées ?
Précieux AGUETON
#MediapartBénin, l'information en temps réel

