Une décision inattendue a secoué l’administration publique à N'Djamena ce 20 février 2026.
Les autorités ont annoncé l’annulation des salaires des fonctionnaires pour le mois en cours, provoquant incompréhension et inquiétude parmi des milliers d’agents de l’État.
Selon les informations communiquées par les services financiers, cette suspension fait suite à une anomalie détectée dans le système de traitement des paies.
Une erreur technique dans les paramétrages aurait entraîné des irrégularités dans les montants à verser, poussant l’État à interrompre le processus de paiement afin d’éviter des écarts budgétaires plus importants. Les virements déjà engagés ont ainsi été stoppés, le temps de procéder aux vérifications nécessaires.
Cette décision, bien que présentée comme conservatoire, a des conséquences immédiates pour de nombreux ménages.
Dans un contexte économique marqué par la cherté de la vie, le retard de salaire fragilise l’équilibre financier des familles, notamment pour les dépenses liées au logement, à l’alimentation et à la scolarité des enfants.
Le circuit financier impliquant la Banque des États de l'Afrique Centrale joue également un rôle clé dans la régulation et la sécurisation des opérations du Trésor public.
Les autorités assurent que des mesures correctives sont en cours afin de rétablir la situation dans les meilleurs délais et d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise.
En attendant un nouveau calendrier de paiement, les fonctionnaires restent suspendus aux annonces officielles.
Au-delà de l’aspect technique, cet épisode soulève des interrogations sur la fiabilité des systèmes de gestion financière et sur la nécessité d’un renforcement des mécanismes de contrôle au sein de l’administration.
E. O.
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