Le Fonds Monétaire International (FMI) a scellé, le 18 février 2026, un accord au niveau des services avec les autorités nigériennes. Cette entente, portant sur la huitième évaluation de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et la quatrième de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD), pave la voie à un décaissement imminent de 91 millions de dollars américains, soit environ 50 milliards de francs CFA.
Une fois validée par le Conseil d'administration du FMI en mars prochain, cette manne se décomposera en 61 millions de dollars (34 milliards FCFA) au titre de la FEC et 30 millions (16 milliards FCFA) pour la FRD. Cette décision survient à l'issue de consultations virtuelles menées du 9 décembre 2025 au 10 février 2026, sous la houlette de Madame Izabela KARPOWICZ, Cheffe de mission.
Les échanges, fructueux, ont impliqué le Premier ministre Ali Mahamane LAMINE ZEINE, le nouveau Ministre de l'Économie et des Finances Maman Laouali ABDOU RAFA, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires au développement.
Le FMI salue l'engagement résolu des autorités à approfondir les réformes structurelles, érigeant un rempart contre les vulnérabilités exogènes. Malgré un environnement géopolitique tendu et un resserrement des financements mondiaux, les perspectives macroéconomiques nigériennes demeurent encourageantes.
La croissance devrait s'afficher à 6,7% en 2026, portée par des récoltes abondantes qui ont déjà freiné l'inflation à -4,6% en 2025. Le déficit budgétaire, tenu en bride en 2025, s'élargira modérément à 3,7% du PIB l'an prochain, comblé par des ajustements fiscaux et une stratégie d'endettement avisée, privilégiant les prêts concessionnels.
Ces mesures libèrent un espace budgétaire vital pour les investissements prioritaires, tout en atténuant les pressions du service de la dette. Le programme FEC consolide la stabilité macroéconomique et une croissance inclusive, dopée par le secteur privé.
Les progrès sont notables : apurement des arriérés intérieurs, restauration des instances de régulation des marchés publics, et déploiement du compte unique du Trésor. Parallèlement, la FRD cible la résilience climatique via des évaluations de vulnérabilités pour les projets publics et un budgétage sensible aux aléas environnementaux, protégeant infrastructures et subsistance des populations.
Cet appui constitue une bouffée d'oxygène pour le Niger, confronté à des chocs multiples. Il atteste de la confiance du FMI en la trajectoire réformatrice du pays, tout en soulignant l'impérieuse nécessité d'une gouvernance renforcée pour conjurer les risques à moyen terme.
Précieux AGUETON
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