Disparu des radars depuis 2006, Nemesio Oseguera Cervantes, plus connu sous le nom d'El Mencho", règne en maître occulte sur le Cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), une hydre mafieuse qui défie les frontières et les États. En 2025, le Département d’État américain franchit une étape décisive en qualifiant cette organisation de terroriste, soulignant son emprise transnationale qui irradie quasiment tout le territoire mexicain.
De Guadalajara à la frontière nord, le CJNG ourdit un réseau tentaculaire : trafic de stupéfiants et d’armes, extorsions impitoyables, traite de migrants vulnérables, pillage de pétrole et de minerais précieux. Washington dresse un réquisitoire accablant, accusant ce cartel d’une litanie de forfaits qui gangrènent l’économie et la société.
Conscient de l’impuissance à disputer aux rivaux les corridors frontaliers vers les États-Unis, El Mencho déploie une stratégie audacieuse : infiltrer des marchés émergents, moins saturés et plus lucratifs. "L’Europe, l’Asie, l’Afrique, voire l’Australie offraient des terrains vierges aux Mexicains, où la came s’écoule à prix d’or", analyse l’expert Reveles, décryptant cette expansion géostratégique qui propulse le CJNG au rang de puissance globale.
Sur le plan personnel, Oseguera, divorcé et père de trois enfants, paie le tribut familial de son empire. Son ex-épouse et deux fils ont connu les geôles : libérée après incarcération, elle voit son aîné, surnommé "El Menchito", condamné à la perpétuité outre-Atlantique.
Ainsi, tandis qu’El Mencho demeure une ombre insaisissable, son legs de violence perdure, interrogeant la souveraineté mexicaine face à ces barons de l’ombre.
Roger DEDOME
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