Schadrac Watowédé HOUNGNIBO, coordonnateur national de l’ONG Urgences panafricaines fondée par Kemi Seba, s’est présenté devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) à Cotonou le 23 février dernier. Inculpé pour « propagation de fausses informations » et « harcèlement via un moyen électronique », il fait face à des accusations liées à une vidéo diffusée en ligne, relative à l’expropriation de terrains sis à Togbin, commune d’Abomey-Calavi. 

Dans cette séquence virale, le militant panafricain dénonce avec vigueur ce qu’il qualifie d’atteinte arbitraire aux droits fonciers des populations locales, imputant implicitement à la Société immobilière de l’Atlantique Urbaine (SImAU) une gestion opaque et potentiellement abusive. 

Le Parquet spécial de la CRIET reproche à cette publication une manipulation délibérée de l’opinion publique, susceptible de porter préjudice à la réputation de l’institution publique impliquée dans ces opérations d’acquisition domaniale. 

Reprenant la parole avec fermeté, le Ministère public a formulé des réquisitions sévères : deux années d’emprisonnement ferme, assorties d’une amende d’un million de francs CFA. 

Schadrac HOUNGNIBO, impassible, a catégoriquement réfuté les chefs d’inculpation, affirmant agir au nom d’une cause légitime de transparence et de justice sociale. Ses conseils, plaidant avec éloquence pour une relaxe intégrale, ont invoqué la primauté de la liberté d’expression, protégée par la Constitution béninoise et les normes internationales. 

Notons que la délibération à la CRIET est programmée au 9 mars 2026. 

Roger DEDOME
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