Dans le cadre d'une information judiciaire diligentée par le juge d'instruction du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye, la Brigade de recherches de Keur Massar a procédé, ces derniers jours, à trois nouvelles interpellations. Parmi les mis en cause figure un agent de police, dont le nom a émergé des déclarations d'un inculpé déjà auditionné en profondeur.

Ce dernier, lui-même séropositif, avait désigné l'officier comme participant présumé à des actes qualifiés de contraires à la nature. Placé en garde à vue sur-le-champ, le policier a formellement nié toute implication dans ces pratiques prohibées. Afin de trancher dans le vif de l'accusation, les enquêteurs gendarmes ont requis un dépistage virologique immédiat. Les résultats, révélés négatifs par des sources fiables, constituent un argument de poids en sa faveur, dissipant ainsi les soupçons de contamination.

Néanmoins, et à moins d'un revirement imprévu de dernière heure, les trois suspects, l'agent de police et ses deux coïnculpés  comparaîtront bientôt devant le magistrat instructeur. Cette affaire, qui secoue les sphères judiciaires et sécuritaires sénégalaises, met en lumière les tensions persistantes autour des pratiques homosexuelles, toujours réprimées par la loi, et des risques sanitaires associés au VIH/Sida. Elle interroge également la probité des forces de l'ordre, impliquées malgré elles dans un dossier sensible.

Les investigations se poursuivent avec vigueur, sous la houlette du parquet, pour démêler les fils d'un réseau allégué et prévenir d'éventuelles récidives.

Précieux AGUETON
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