Le Parlement libanais a décidé de reporter les élections législatives initialement prévues en mai prochain pour une durée de deux ans. Cette décision exceptionnelle intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu marqué par la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah, mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran.

L’annonce a été faite par le président du Parlement, Nabih BERRI, qui a indiqué dans un communiqué que les conditions actuelles ne permettent pas l’organisation d’un scrutin transparent et sécurisé sur l’ensemble du territoire. Selon lui, la priorité demeure la stabilité du pays et la protection des populations face aux tensions militaires persistantes.

Depuis plusieurs mois, la frontière sud du Liban est le théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée israélienne et les combattants du Hezbollah. Ces hostilités, qui s’inscrivent dans le prolongement du conflit régional opposant Israël à plusieurs groupes armés alliés de Iran, ont fragilisé davantage un pays déjà confronté à une crise économique et politique profonde.

Le report du scrutin soulève toutefois des inquiétudes au sein de la classe politique et de la société civile, certains observateurs estimant que cette décision pourrait prolonger la paralysie institutionnelle qui affecte le pays depuis plusieurs années. D’autres, en revanche, considèrent qu’un report est nécessaire afin d’éviter une organisation chaotique des élections dans un contexte de guerre.

Pour l’heure, les autorités libanaises assurent que ce délai doit permettre de rétablir un climat plus stable avant la tenue de nouvelles élections.

E. O.
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