Dans le cadre d’une lutte offensive contre le trafic des produits pharmaceutiques, l’Agence Nationale de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis ou Confisqués (ANRACS) a procédé, mercredi 25 mars dernier, à l’incinération rigoureusement contrôlée de plus de deux cents tonnes de médicaments illicites. Conformément à une décision de justice, cette opération, organisée sous l’égide du ministère de la Justice et de la Législation, marque une étape décisive dans la lutte contre les réseaux clandestins qui compromettent la santé publique. 

Escorté par les forces de l’ordre, un convoi exceptionnel a acheminé les produits saisis vers le site de Ouèssè, dans le département de l’Atlantique, où ils ont été intégralement consumés devant les médias et les autorités judiciaires. Le directeur général de l’ANRACS, monsieur Florent GNANSOMON, a conduit cette opération avec brio en présence des sapeurs pompiers et officiers de police judiciaire. A en croire les organisateurs, cette destruction, limitée aux médicaments, précède celle des stupéfiants, programmée à une date ultérieure. 

Au-delà du geste technique, cette initiative incarne la volonté politique du gouvernement du président Patrice Talon d’assainir les circuits pharmaceutiques et de protéger la souveraineté sanitaire du Bénin. Par cette action spectaculaire mais méthodique, les autorités judiciaires envoient un signal sans équivoque : la tolérance zéro s’applique désormais à tous les trafics qui menacent l’intégrité publique et la sécurité des citoyens. 

David DOLTAIRE
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