Le score obtenu par Romuald WADAGNI ne peut être lu de manière simpliste ou caricaturale. Il traduit avant tout l’expression d’un véritable consensus national qui s’est progressivement construit autour de sa candidature. Au lendemain d’un scrutin marqué par une forte ferveur républicaine, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a livré ses résultats provisoires ce mardi 13 avril 2026. Le duo formé avec Mariam CHABI TALATA s’impose très largement avec 94,05 % des voix, soit 4 252 347 suffrages.

Bien plus qu’un simple résultat électoral, ce score incarne une véritable union autour d’une vision commune. Loin des interprétations hâtives souvent associées aux scores élevés, il reflète ici la solidité d’un consensus national forgé tout au long du processus électoral.

Cette dynamique n’a pas été l’apanage d’un seul camp. Elle a rassemblé un large éventail d’acteurs de la vie politique. Des figures importantes de l’opposition ont, ouvertement ou non, soutenu cette candidature. Dans le même temps, le parti Les Démocrates (LD) a choisi de laisser ses militants libres de leur vote, signe d’un climat marqué par une certaine convergence.

Au-delà du champ politique, les centrales syndicales ainsi que de nombreux mouvements de soutien issus de la société civile ont également pris part à cette mobilisation. Cette adhésion large et transversale s’est traduite dans les urnes, avec un taux de participation de 58,75 %, témoignant de l’engagement des citoyens sur l’ensemble du territoire.

L’ampleur de cette convergence était telle qu’à un moment donné, certaines voix ont même appelé Paul HOUNKPE à se retirer de la course, face à la dynamique en faveur du duo Wadagni–Talata. Le score de l’opposition, estimé à 5,95 %, traduit moins une faiblesse qu’une adhésion exceptionnelle à un projet perçu comme fédérateur.

La crédibilité de ce résultat repose également sur les garanties de transparence du processus électoral. Grâce à une plateforme technologique performante, la CENA a assuré une transmission fiable et traçable des résultats, avec un taux de traitement de 90,55 % des postes de vote au moment de l’annonce, rendant l’issue du scrutin pratiquement irréversible.

Dans ces conditions, il serait inapproprié de qualifier ce score de manière réductrice, notamment à travers des expressions comme « score soviétique ». Une telle lecture ne rend pas compte de la réalité d’un processus fondé sur l’adhésion, la convergence et la participation citoyenne. Il faut plutôt y voir l’expression claire d’un large consensus national, fruit d’un rassemblement inédit des forces politiques et sociales autour d’une même vision. 

Le Bénin s’ouvre ainsi à un nouveau chapitre, placé sous le signe de la cohésion et porté par une légitimité solidement ancrée dans la volonté populaire.

E. O.
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