L’actualité politique béninoise est marquée par l’arrestation de Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert CAPO-CHICHI, interpellé le mercredi 15 avril 2026 en Afrique du Sud. Cette interpellation intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que l’activiste fait déjà l’objet de poursuites au Bénin pour des faits présumés de tentative de déstabilisation des Institutions.

Selon des sources proches de la Police sud-africaine, l’arrestation a eu lieu en compagnie de l’un de ses fils et d’un individu présenté comme un facilitateur. Les autorités évoquent des faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe, via le fleuve Limpopo. Le groupe aurait tenté de franchir irrégulièrement la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe avant de poursuivre son déplacement. Toujours selon les mêmes sources, le facilitateur présumé aurait perçu environ 250.000 rands (près de 13.000 euros) pour organiser cette traversée, dans un projet qui aurait inclus une étape vers l’Europe.

Par ailleurs, Kémi Séba fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités béninoises, dans le cadre d’enquêtes liées à des événements survenus le 7 décembre 2025. Cette situation confère à l’affaire une dimension internationale, impliquant désormais les juridictions sud-africaines. Figure du panafricanisme, l’activiste rejette les accusations portées contre lui, dénonçant une procédure à caractère politique.

L’arrestation ouvre désormais la voie à une éventuelle procédure d’extradition vers le Bénin, sous réserve des décisions de la justice sud-africaine dans les prochains jours. Au-delà du cas individuel de Kémi Séba, cette affaire relance le débat sur la place des activistes dans la vie politique et sur les limites entre engagement militant et respect des institutions, dans un climat national déjà marqué par de fortes tensions.

E. O.
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