À Cotonou, la lutte contre l’occupation anarchique de l’espace public prend une nouvelle tournure sous l’impulsion du Maire Luc GNACADJA. Les garages à ciel ouvert, installés le long des voies publiques, sont désormais dans le collimateur de l’autorité municipale, qui entend restaurer l’ordre urbain dans la capitale économique du Bénin.

Depuis plusieurs années, ces installations informelles se sont multipliées dans différents quartiers de la ville. Véhicules abandonnés, réparations mécaniques sur les trottoirs et encombrement des chaussées sont devenus monnaie courante. Cette situation a progressivement contribué à dégrader le cadre de vie des habitants, tout en compliquant la circulation routière.

Face à ce constat, la mairie a décidé de passer à l’action. Dans un communiqué officiel, le Maire a lancé un ultimatum aux propriétaires de véhicules en stationnement prolongé et aux mécaniciens occupant illégalement l’espace public. Il leur est demandé de libérer sans délai les lieux sous peine de sanctions.

Au-delà de l’aspect esthétique, cette opération vise aussi à répondre à des enjeux de sécurité et de salubrité. Les garages de fortune exposent en effet les riverains à divers risques, notamment les incendies et les accidents liés à la circulation. Ils contribuent également à la pollution visuelle et environnementale de la ville.

Les autorités municipales annoncent une phase répressive imminente. Celle-ci comprendra l’enlèvement systématique des épaves, la fermeture des garages illégaux et, le cas échéant, la mise en fourrière des véhicules concernés. Les biens non réclamés pourraient même être vendus aux enchères conformément à la réglementation en vigueur.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation de Cotonou. Le nouveau maire, fort de son expérience en urbanisme, ambitionne de redonner à la ville une image plus organisée et plus attrayante.

E. O.
#MediapartBénin, l'information en temps réel

Partager