La Cour d’appel de Porto-Novo a rendu sa décision, ce mardi 21 avril 2026, dans l’affaire tragique du décès d’une femme enceinte survenu à la suite d’une césarienne au Centre Hospitalier Départemental de l’Ouémé (CHDO).
Ce dossier, qui avait profondément ému l’opinion publique, impliquait quatre médecins en formation, poursuivis pour leur rôle présumé dans ce drame.
En première instance, les prévenus avaient été condamnés à vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont douze mois fermes. Toutefois, à l’issue de la procédure d’appel, les magistrats ont décidé d’alléger significativement ces peines.
Désormais, les quatre médecins écopent de vingt-quatre mois de prison, dont seulement trois mois fermes, le reste étant assorti de sursis.
Sur le plan civil et financier, les sanctions restent inchangées. Les condamnés devront verser solidairement la somme de cinq millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à la famille de la victime.
À cela s’ajoutent une amende de deux cent mille francs CFA ainsi qu’un franc symbolique accordé à l’Institut National de la Femme.
Cette décision de la Cour d’appel intervient dans un contexte de forte sensibilité autour de la qualité des soins et des responsabilités médicales, relançant le débat sur la formation pratique des médecins et les conditions d’encadrement dans les structures hospitalières publiques.
Roger DEDOME
#MediapartBénin, l'information en temps réel

