En 2027, la FIFA élira son président, un scrutin clé pour l'avenir du football, "roi des sports". Au cœur de cette bataille électorale, l'outsider africain Jean-Crépin Nyamsi, influent dirigeant camerounais, a annoncé sa candidature avec assurance. Soutenu par des parrainages et appuis stratégiques qu'il juge solides, il vise à propulser l'Afrique au sommet de la gouvernance mondiale du ballon rond, brisant un tabou tenace.
De son côté, l'Italo-Suisse Gianni INFANTINO, aux commandes de la FIFA depuis 2016, brigue un nouveau mandat (2027-2031). Architecte de réformes controversées mais économiquement saluées, il incarne la continuité. Pourtant, un coup de théâtre bouleverse la donne : la Confédération africaine de football (CAF), dirigée par le Sud-Africain Patrice Motsepe, apporte un soutien massif et unanime à Infantino. Les 54 associations nationales africaines, voix collectives de la CAF, désertent ainsi le camp de NYAMSI, fragilisant ses chances dans un consensus pragmatique et inattendu.
Ce choix ne surprend pas les observateurs.
L'histoire du football africain est jalonnée de candidatures continentales échouées, privées du soutien de la CAF et balayées par l'unanimité adverse. Derrière cette stratégie politique se dessine une priorité claire : l'expérience d'Infantino pour préserver les influences et quotas africains à la FIFA. Isolés, les partisans de Nyamsi font face à un océan de défis. Ce schisme relèvera-t-il l'audace africaine ou sonnera-t-il le glas de ses ambitions ?
Roger DEDOME
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