Dans son édition du 1er mai, Les Échos de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) met en lumière un drame sordide. Il s'agit du jugement d’un homme pour viol sur une nourrisson de 14 mois. Selon l'INF, les faits, survenus le 30 juin 2022 dans cette commune du Centre-Bénin, révèlent un abject abus de confiance au sein d’un foyer.
Le mis en cause, H. S. Eugène, compagnon de la mère, aurait isolé l’enfant pour assouvir ses pulsions criminelles. À son retour, la mère, horrifiée, constate des écoulements sanglants à l’entrejambe de sa fille. L’alerte immédiate déclenche une enquête qui exhume un passé troublant : des attouchements répétés sur d’autres mineurs du foyer, des irruptions nocturnes dans leurs chambres. Ces signaux, ignorés par négligence, peignent le portrait d’un prédateur en série.
Le rapport médical, accablant, atteste d’un traumatisme génital majeur, confirmant l’irréparable violence infligée à cette innocente. A en croire la secrétaire executive de l'Inf, en première instance, le tribunal prononce dix ans de réclusion criminelle. Appelant la sentence, l’accusé se présente devant la CRIET, qui requalifie les charges en agression sexuelle sur mineure de moins de 13 ans.
La cour, saisie par l’Institut national de la femme (INF), tranche avec sévérité : sept ans d’incarcération, dont cinq ferme, une amende d’un million de FCFA, et 500 000 FCFA de dommages et intérêts à la victime. Une décision qui, si elle marque une fermeté judiciaire, interroge la vigilance collective face aux ombres familiales.
Ce verdict, relayé par l’INF, sonne comme un cri d’alarme : protéger l’enfance exige une écoute accrue des murmures du danger.
David DOLTAIRE
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