La journaliste béninoise Angela KPEIDJA a comparu ce lundi 11 mai 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) dans le cadre de l’affaire liée au supposé coup d’État déjoué au Bénin. Au cours de l’audience, le Parquet Spécial a requis une peine de deux ans de prison, dont un an ferme, contre la journaliste. Une lourde amende de plusieurs millions de francs CFA a également été demandée.

Cette affaire suscite une vive attention dans l’opinion publique en raison du profil médiatique d’Angela KPEIDJA, connue pour ses prises de position sur les questions sociales, notamment la lutte contre les violences faites aux femmes et le harcèlement sexuel. La journaliste est poursuivie pour des faits liés à des publications et commentaires diffusés sur les réseaux sociaux autour de la tentative présumée de déstabilisation des institutions béninoises.

Au cours des débats, les représentants du Ministère public ont estimé que certains contenus publiés étaient de nature à troubler l’ordre public et à alimenter des tensions dans un contexte politique sensible. Le Parquet spécial a ainsi demandé à la CRIET de retenir les charges contre la journaliste et de prononcer une sanction exemplaire.

De leur côté, les avocats de la défense ont plaidé pour la relaxe pure et simple de leur cliente. Ils soutiennent que les poursuites reposent essentiellement sur des interprétations de ses publications numériques et dénoncent une atteinte à la liberté d’expression ainsi qu’au travail des professionnels des médias. Selon eux, Angela KPEIDJA n’a jamais eu l’intention de porter atteinte à la sûreté de l’État.

Cette nouvelle procédure judiciaire relance le débat sur la liberté de presse au Bénin et sur les limites de l’expression sur les réseaux sociaux. La décision de la CRIET est désormais attendue dans les prochains jours.

E. O.
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