Le Conseil des Ministres du 3 juin 2026 a adopté un projet de loi de finances rectificative qui traduit la volonté du gouvernement de renforcer son action tout en maintenant les grands équilibres macroéconomiques. Cette révision budgétaire intervient dans un contexte marqué par la poursuite des investissements structurants, les défis sécuritaires et la nécessité d'améliorer davantage les services publics.
Le nouveau budget de l'État est désormais fixé à 4.086,620 milliards de FCFA, contre 3.783,984 milliards de FCFA prévus initialement. Cette augmentation de près de 303 milliards de FCFA représente une progression de 8 % et vise à répondre aux nouvelles priorités identifiées au cours de l'exercice budgétaire.
L'un des éléments les plus remarquables de cette révision est la diminution des dépenses de personnel. Celles-ci enregistrent une baisse de 9,8 %, démontrant la volonté des autorités de rationaliser les charges de fonctionnement. Toutefois, le gouvernement précise que cette réduction n'affectera pas les recrutements déjà programmés dans les secteurs stratégiques tels que l'éducation, la santé et la sécurité.
Parallèlement, les dépenses d'investissement connaissent une hausse de 8,5 %. Cette orientation confirme la priorité accordée aux infrastructures, aux équipements publics et aux projets de développement destinés à soutenir la croissance économique et à améliorer les conditions de vie des populations.
Du côté des recettes, une progression de 2 % est attendue. Cette amélioration repose notamment sur les performances de l'économie nationale et sur les efforts continus de mobilisation des ressources internes. Le gouvernement entend ainsi renforcer sa capacité à financer ses politiques publiques sans compromettre la stabilité budgétaire.
Malgré les ajustements opérés, les perspectives économiques demeurent optimistes. Le taux de croissance prévu pour l'année 2026 est maintenu à 7,5 %, traduisant la confiance des autorités dans la résilience de l'économie nationale et dans les résultats des réformes engagées.
Cette loi de finances rectificative apparaît donc comme un instrument d'adaptation permettant à l'État de mieux répondre aux besoins émergents tout en poursuivant ses objectifs de transformation économique et sociale. Elle confirme également l'ambition du gouvernement de maintenir une dynamique de croissance forte et inclusive.
E. O.
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