Le Conseil des Ministres du 3 juin 2026 a adopté plusieurs mesures destinées à soutenir le secteur agricole dans le cadre de la campagne 2026-2027. Ces décisions visent à encourager les producteurs, renforcer la transformation locale des matières premières et accroître la valeur ajoutée créée sur le territoire national.

L'une des annonces majeures concerne la filière coton, pilier de l'économie nationale. Le gouvernement a décidé d'instaurer une prime exceptionnelle de 10 FCFA par kilogramme au profit des producteurs, à condition que la production nationale dépasse le seuil de 700.000 tonnes. Cette mesure constitue un signal fort en faveur des agriculteurs qui contribuent chaque année à maintenir le pays parmi les principaux producteurs de coton du continent.

À travers cette prime, les autorités souhaitent récompenser les performances du secteur tout en stimulant davantage les efforts de production. Cette incitation financière pourrait également favoriser l'adoption de meilleures pratiques agricoles et renforcer la compétitivité de la filière sur les marchés internationaux.

Le gouvernement a également étendu ce mécanisme d'encouragement à plusieurs autres filières stratégiques. Ainsi, les producteurs de cajou, de soja et de riz pourront bénéficier d'une prime exceptionnelle de 10 FCFA par kilogramme livré aux usines locales de transformation. Cette mesure sera appliquée lorsque les capacités industrielles installées atteindront des niveaux satisfaisants.

Les seuils retenus sont de 200.000 tonnes pour le cajou, 450.000 tonnes pour le soja et 350.000 tonnes pour le riz. En liant les primes à l'approvisionnement des unités de transformation, le gouvernement cherche à renforcer l'intégration entre production agricole et industrie.

Cette orientation s'inscrit dans une stratégie plus large de transformation structurelle de l'économie. L'objectif est de réduire les exportations de matières premières brutes et de favoriser la création de valeur sur place à travers le développement d'industries locales performantes.

Au-delà du soutien direct aux producteurs, ces mesures devraient également contribuer à la création d'emplois, à l'augmentation des revenus ruraux et à la sécurisation des investissements réalisés dans les usines de transformation.

Par ces décisions, le gouvernement confirme sa volonté de faire de l'agriculture un véritable moteur de croissance économique, tout en encourageant une industrialisation progressive capable de générer davantage de richesse pour le pays.

E. O.
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