Une page nouvelle s'écrit dans les relations entre le Burkina Faso et le Burundi. À l'issue de la toute première session de leur Commission mixte de coopération, tenue jeudi 13 août dans la capitale burundaise, les deux pays ont signé pas moins de quatorze accords destinés à structurer durablement leur partenariat. Les textes ont été paraphés par les chefs de la diplomatie des deux nations, le Burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré et le Burundais Édouard Bizimana. 
L'éventail des domaines couverts illustre l'ambition de ce rapprochement : agriculture et élevage, sécurité, protection civile, transport aérien, santé, emploi et protection sociale, jeunesse, sports et loisirs, prévention des risques et des catastrophes, enseignement supérieur et recherche, formation professionnelle, ainsi qu'un accord sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire. Une mesure emblématique concerne également la suppression de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou ordinaires. 
Pour Karamoko Jean-Marie Traoré, cette signature marque un point de départ plus qu'un aboutissement. Le ministre burkinabè a insisté sur la nécessité de poursuivre les concertations pour garantir une mise en œuvre concrète de ces engagements, décrivant la Commission mixte comme l'instance où « l'intention politique de nos chefs d'État se transforme en projets mesurables ». 
Son homologue burundais a de son côté plaidé pour une coopération Sud-Sud enracinée dans la confiance et la solidarité, appelant à intensifier les échanges entre opérateurs économiques des deux pays et à donner une place centrale à la jeunesse dans cette dynamique naissante. 
Cette rencontre s'inscrit dans le prolongement des orientations fixées par les présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye, qui ambitionnent de faire de ce partenariat une référence régionale en matière d'intégration, vingt-neuf ans après la signature du tout premier accord liant les deux nations. 
 

E. O.
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