La Gambie entre progressivement dans une nouvelle phase de son processus électoral. La Commission électorale indépendante (IEC) a annoncé que les candidatures à l’élection présidentielle prévue le 5 décembre 2026 seront reçues du 3 au 14 novembre prochain. Une étape majeure qui marque l’accélération du calendrier électoral dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.
Durant cette période, les candidats souhaitant briguer la magistrature suprême devront déposer leurs dossiers auprès de la Commission électorale indépendante. Les représentants des différentes formations politiques seront également appelés à accomplir les formalités requises et à s’acquitter des frais prévus dans le cadre du processus de candidature.
Cette échéance intervient à quelques semaines seulement du scrutin présidentiel, qui doit se tenir le 5 décembre 2026. Elle devrait permettre à l’organe électoral d’examiner les différents dossiers et de déterminer les candidatures répondant aux exigences fixées par la législation gambienne.
La présidentielle de 2026 s’annonce particulièrement suivie, notamment en raison de la candidature du président sortant Adama Barrow. Après avoir remporté l’élection présidentielle de 2021, le chef de l’État entend solliciter un troisième mandat. Il devra notamment faire face à Ousainou Darboe, figure du United Democratic Party (UDP), qui avait déjà été son principal adversaire lors du précédent scrutin.
D’autres figures politiques pourraient également se retrouver au cœur de la compétition électorale. Mamma Kandeh, du Congrès démocratique de la Gambie (GDC), ainsi que Halifa Sallah, de l’Organisation démocratique populaire pour l’indépendance et le socialisme (PDOIS), avaient déjà participé à la présidentielle de 2021. L’indépendant Essa Mbye Faal figurait également parmi les candidats retenus lors de cette élection.
Le précédent scrutin avait illustré l’intérêt suscité par la présidentielle gambienne. Plus d’une vingtaine de personnes avaient alors manifesté leur intention de se porter candidates, mais seules six candidatures avaient finalement été retenues par la Commission électorale indépendante.
Avec l’ouverture officielle du dépôt des candidatures en novembre, la Gambie franchira donc une nouvelle étape vers le scrutin de décembre. Les prochaines semaines seront déterminantes pour les partis politiques, les candidats déclarés et les électeurs, alors que se dessinera progressivement le paysage de cette présidentielle appelée à retenir l’attention dans la sous-région ouest-africaine.
E.O.
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