Un vaste programme d’aménagement se profile sur la liaison Ouidah-Hillacondji, l’un des corridors routiers les plus sollicités du sud du Bénin. Avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement béninois prévoit le dédoublement de 58,5 kilomètres de cet itinéraire qui relie Ouidah à la frontière togolaise.
L’annonce a été faite le 10 septembre 2026 par l’institution panafricaine.
L’ambition affichée dépasse toutefois la construction d’une seconde chaussée. Le projet entend apporter une réponse globale à l’intensification du trafic, tout en améliorant la sécurité, la fluidité des déplacements et les conditions d’exploitation de cet axe à forte vocation commerciale et touristique. Le programme prévoit notamment la réalisation de 35,5 kilomètres de contre-allées entre Godomey et Ouidah. Ces voies complémentaires devraient contribuer à séparer les circulations locales du trafic de transit et à réduire les points de congestion le long de l’itinéraire.
À Ouidah, 21 kilomètres de voies supplémentaires sont également annoncés autour des principaux sites touristiques, afin de faciliter l’accès aux lieux d’intérêt et de mieux organiser la mobilité dans la cité historique.
Le dispositif comprend par ailleurs l’aménagement d’un parking réservé aux poids lourds, sur une superficie de six hectares. Cette infrastructure vise à limiter le stationnement anarchique des camions sur la chaussée et à améliorer la sécurité des usagers. À Hillacondji, un domaine de trois hectares sera consacré à la construction d’équipements destinés aux services opérant à la frontière, notamment des casernes et des logements de fonction.
Au total, les différents volets linéaires du programme représentent 115 kilomètres d’aménagements routiers. Le projet constitue la composante béninoise de la deuxième phase du programme de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection du littoral.
Il s’inscrit également dans le corridor Abidjan-Lagos, un axe régional qui traverse la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. Long d’environ 1 028 kilomètres, ce corridor dessert un vaste bassin de population et joue un rôle majeur dans les échanges ouest-africains. À suivre !
Roger DEDOME
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