Le Bénin vient de mettre fin au contrôle systématique du carnet de vaccination aux frontières. Depuis le 16 septembre 2026, les voyageurs arrivant sur le territoire national ne sont plus tenus de présenter leur carnet de vaccination, notamment celui attestant de la protection contre la fièvre jaune, que ce soit à l’aéroport international de Cotonou, au port autonome ou aux postes frontaliers terrestres. Cette mesure, annoncée par le ministère de la Santé, vise à simplifier les procédures de contrôle sanitaire aux points d’entrée du pays. Les autorités sanitaires précisent qu’aucune vérification du carnet de vaccination n’est désormais effectuée à l’arrivée sur le sol béninois.
La suppression du contrôle ne signifie pas pour autant la fin de la recommandation vaccinale. Les autorités béninoises rappellent que la vaccination contre la fièvre jaune demeure fortement conseillée pour tout voyageur, conformément au Règlement sanitaire international (RSI) de 2005. En effet, cette distinction est clairement indiquée sur la plateforme officielle e-Visa du Bénin, qui a été mise à jour pour refléter les nouvelles dispositions applicables aux voyageurs. Le site précise que si le carnet n’est plus contrôlé à la frontière, la vaccination reste recommandée pour se protéger contre la fièvre jaune, maladie endémique dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande la vaccination contre la fièvre jaune aux voyageurs âgés de neuf mois et plus qui se rendent dans des zones où le virus circule. L’organisation rappelle que, selon le Règlement sanitaire international, chaque État conserve la liberté d’exiger ou non une preuve de vaccination pour l’entrée sur son territoire. Le ministère de la Santé béninois indique par ailleurs que le pays se réserve la possibilité de modifier à nouveau ces formalités en cas d’urgence sanitaire de portée internationale. Cette clause de réversibilité permet aux autorités d’adapter rapidement la politique sanitaire aux frontières si la situation épidémiologique venait à évoluer.
La décision du Bénin intervient dans un contexte où plusieurs pays de la sous-région maintiennent des exigences vaccinales strictes. La fièvre jaune, maladie virale transmise par les moustiques, reste une préoccupation majeure de santé publique en Afrique de l’Ouest, où des flambées épidémiques sont régulièrement signalées.
Selon les recommandations internationales, le certificat de vaccination contre la fièvre jaune devient valide dix jours après la primo-vaccination et reste valable à vie, conformément aux amendements apportés au Règlement sanitaire international en 2014.
Pour les voyageurs, cette évolution signifie une simplification des démarches à l’arrivée au Bénin, mais n’exonère pas de la responsabilité individuelle de se protéger contre les maladies endémiques. Les professionnels de la santé continuent de recommander vivement la vaccination avant tout déplacement dans la sous-région. Pour les autorités frontalières, cette mesure s’inscrit dans une logique de fluidification des échanges tout en maintenant un niveau de vigilance sanitaire adapté. Le dispositif de surveillance épidémiologique reste actif et pourra être renforcé si nécessaire. A suivre !
Roger DEDOME
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