Une décision administrative importante vient clarifier le statut de plusieurs collaborateurs de l'Assemblée nationale. Signée le 3 septembre 2026 par le président de l'institution, le professeur Joseph Fifamin DJOGBENOU, la décision n° 2026-077/AN/PT met fin à une série d'actes ayant conduit à l'intégration de 39 collaborateurs comme agents permanents du Parlement.

Concrètement, les intéressés perdent la qualité d'agents permanents de l'Assemblée nationale, comme le dispose l'article 2 du texte. Cette formulation, souvent mal interprétée, ne signifie toutefois pas un licenciement. La même décision prévoit que leurs contrats de travail antérieurs retrouvent leurs pleins et entiers effets à compter de la date des actes annulés, les ramenant ainsi à leur situation contractuelle initiale.

Autrement dit, il s'agit d'une rectification de statut, et non d'une rupture du lien de travail. Les 39 agents conservent leur poste au sein de l'institution, mais désormais en qualité de contractuels, et non plus de permanents

Plusieurs allégations ont circulé sur les réseaux sociaux, évoquant de faux diplômes, des concours truqués ou des recrutements frauduleux. Or, ces motifs ne figurent nulle part dans le texte officiel de la décision. Ils relèvent de spéculations extérieures et ne sauraient être présentés comme le fondement juridique de la mesure.

De même, parler de licenciement collectif ou de chasse aux fonctionnaires est juridiquement inexact. Le texte organise un retour au statut contractuel d'origine, dans un souci affiché de bonne gestion de l'administration parlementaire.

Sur ce dossier sensible, l'interprétation doit s'en tenir strictement aux dispositions écrites du texte, et non aux rumeurs qui circulent en marge de l'affaire. La décision illustre la volonté de l'institution parlementaire de rationaliser sa gestion administrative dans un cadre juridique clair et transparent.

E.O.
#MediapartBénin, l'information en temps réel

Partager