Parmi les accords conclus à Paris avec l'AFD, l'Union européenne et Bpifrance, le volet agricole mobilise 9,8 milliards de FCFA. Son ambition est claire : renforcer la souveraineté alimentaire du Bénin en structurant des filières capables de nourrir durablement le pays.

Le projet prévoit la structuration d'une filière piscicole compétitive dans dix communes du Nord, réparties entre l'Alibori, l'Atacora et la Donga. Ces territoires, riches de potentialités, pourront ainsi développer une production locale de poisson et réduire la dépendance aux importations.

L'appui ne s'arrête pas à la pisciculture. Les filières avicole, cunicole et oléagineuse bénéficieront également d'un accompagnement, au profit de 16 communes. Cette diversification offre aux producteurs davantage de débouchés et renforce la résilience des économies locales face aux aléas du marché.

Structurer une filière, c'est organiser la production, faciliter l'accès aux marchés et créer de la valeur sur place. Pour les éleveurs, les pisciculteurs et les jeunes entrepreneurs agricoles, ces investissements ouvrent la voie à de nouveaux revenus et à des emplois durables, en particulier dans les départements septentrionaux.

La souveraineté alimentaire passe par la capacité d'un pays à produire l'essentiel de ce qu'il consomme. En misant sur le poisson, la volaille, le lapin et les oléagineux, le Bénin renforce son autonomie tout en dynamisant ses campagnes.

Ces engagements traduisent la volonté de rapprocher l'action publique des populations. L'agriculture reste un levier central de développement, et les partenaires internationaux saluent, par leur soutien, la vision portée par le pays. Du Nord au Sud, la terre béninoise a de quoi nourrir ses ambitions.

E.O.
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