Les promoteurs bénéficiaires de parcelles commerciales situées entre Marie Stella et Adounko sont désormais face à une échéance décisive. Dans un communiqué publié le lundi 19 octobre 2026, la Commission d’attribution des parcelles commerciales rappelle l’obligation de démarrer effectivement les travaux de construction au plus tard le 31 décembre 2026. Passé ce délai, les attributaires qui n’auront pas engagé leurs chantiers s’exposent à la perte de leurs droits sur les terrains concernés.
Le message est sans ambiguïté. Selon les dispositions rappelées par la Commission, tout bénéficiaire qui ne respecte pas cette exigence sera déchu de plein droit, sans mise en demeure préalable. Le bail à construction deviendra caduc et la parcelle concernée pourra être réattribuée à un autre promoteur. Aucune prolongation du délai n’est annoncée.
Au-delà du démarrage des travaux, la question de la caution constitue également un enjeu majeur pour les attributaires. Les sommes versées ne seront restituées qu’après l’achèvement des constructions dans les délais prescrits et le respect du cahier des charges. En revanche, le retard, la non-conformité des ouvrages ou l’abandon du projet peuvent entraîner la conservation de cette caution.
Cette fermeté s’inscrit dans un calendrier déjà communiqué aux promoteurs lors d’une réunion d’information tenue le 5 décembre 2025. La signature des baux à construction devait intervenir avant le 31 janvier 2026, tandis que le dépôt des permis de construire était attendu avant le 30 juin 2026. Ces deux échéances étant désormais dépassées, le démarrage effectif des chantiers apparaît comme une étape déterminante. Les travaux ne doivent pas excéder vingt-quatre mois, avec une date limite d’achèvement fixée au 31 décembre 2028.
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par la poursuite de l’aménagement de la Route des Pêches. Alors que la première phase est achevée et que la deuxième se poursuit, un projet d’aménagement de la plage de Fidjrossè, sur le tronçon Marie-Stella–Adounko, vient également d’être lancé.
Les parcelles concernées sont destinées à accueillir des investissements privés dans les secteurs des loisirs et de la détente. Les attributions provisoires avaient été publiées en janvier 2025, concernant aussi bien les promoteurs déjà installés sur la plage et recensés en 2021 que de nouveaux investisseurs.
À mesure que l’aménagement de cette zone côtière progresse, les autorités entendent manifestement faire respecter les engagements pris par les bénéficiaires. Pour les attributaires, le compte à rebours est engagé : il leur reste à transformer leurs projets en chantiers effectifs avant l’échéance du 31 décembre 2026, sous peine de perdre leurs parcelles et les avantages liés à leur attribution.
E.O.
#MediapartBénin, l'information en temps réel

