Face à la confirmation d'un cas importé d'Ébola au Nigéria voisin, les autorités sanitaires béninoises ont renforcé leur dispositif de prévention. Aucun cas n'a été enregistré à ce jour sur le territoire national.
Un dispositif de détection à l'aéroport
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, s'est rendu mercredi à l'aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou pour évaluer le dispositif de détection rapide des cas suspects parmi les voyageurs. Il comprend des caméras thermiques installées aux points stratégiques du hall d'arrivée et des salles d'isolement destinées à accueillir et transférer d'éventuels cas. Les aménagements nécessaires ont été arrêtés pour intégrer un dispositif encore plus robuste au nouveau grand hall en construction.
Pourquoi cette vigilance ?
Les autorités nigérianes ont confirmé un cas importé de la souche Bundibugyo chez une voyageuse en provenance d'Ouganda, et quarante-quatre contacts sont suivis. La proximité géographique et l'intensité des échanges entre le Bénin et le Nigéria justifient cette mobilisation. En RDC, l'OMS recensait au 17 octobre 408 cas confirmés et 176 décès dans la province du Haut-Uélé.
Les bons réflexes
Le gouvernement appelle à ne pas céder à la panique : le virus ne se transmet pas par l'air, mais par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d'une personne malade ou décédée. Il recommande de se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon, d'éviter la manipulation du corps d'une personne décédée dans des circonstances inexpliquées, de ne pas toucher ni consommer des animaux sauvages malades ou morts, et de ne pas recourir à l'automédication. En cas de fièvre brutale, fatigue intense, vomissements, diarrhée ou saignements, surtout après un séjour dans un pays touché, il faut consulter sans délai le centre de santé le plus proche.
E.O.
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